N°326- Avril 2010- Mais où sont passés les catholiques ?
Éditorial
Briser sa coquille
À la une
DES JEUNES ÉCRIVENT À L’ARCHEVÊQUE : " Cher André-Joseph…"
CRI D’ALARME D’UN ÉCONOMISTE CHRÉTIEN : « Notre modèle capitaliste est amoral »
INDE, CINQ ANS APRÈS : La beauté, malgré le Tsunami
Signe
TOUT POUR LA MUSIQUE : Cinquante ans de chœurs
(RE)CONVERSIONS : Immobilier : l’Église apporte sa brique
FOULARDS ET COMPAGNIE : Le jeu qui tue
Éclairage
FEU LA CHRÉTIENTÉ ?
Mais où sont passés les catholiques ?
Une foi libérée
« Dieu est devenu confus »
Ça se passe comme ça
MARDI SAINT : La marche des travailleurs essaime
À contre courant
CONQUISTADORS : Des églises qui donnent le malaise
Rencontre
CLAIRE LY : « En moi, bouddhisme et christianisme dialoguent »
Eh ben ma foi
HUMANITÉ : Cet homme était Dieu
Puits
AVRIL : l’homme caché
Parole
Écouter ta voix
À voir
ENDOCTRINEMENT : Le non du père
À lire
AMITIÉS SPIRITUELLES : Ensemble en Dieu
Briser sa coquille
Sortira, sortira pas ? Il fait si bon, à l’intérieur. C’est douillet, tout confort. D’ici, il se doute bien qu’il y a un « ailleurs ». Dans le lointain, en sourdine, il en perçoit l’écho. Comme des murmures, parfois. Des bruits sourds souvent. Des détonations qui font peur, alors qu’à l’intérieur, tout est silence… Cela vaut-il vraiment la peine d’y aller voir ? Pourquoi faire le grand saut dans l’inconnu ? Au fond de lui-même, il a la réponse : non. Bien sûr que non. Bien sûr qu’il préfère son univers, son très petit monde, dont il connaît tous les recoins. Bien sûr qu’il préfère la sécurité de sa bulle, ce luxe de savoir qu’il y a autre chose, dont il entend le remous, mais qui ne le concerne pas. Il est comme tout le monde : il n’a pas envie de quitter ses pantoufles. Mais voilà. Soudain, au fond de lui, il y a comme une force irrépressible qui lui dit qu’il doit sortir. Qu’il doit oser. Qu’il est obliger d’oser, car ce n’est qu’ainsi que se réalisera son humanité. Qu’il n’existera que vis-à-vis de l’autre. Qu’il ne sera lui-même que par l’autre, à cause de l’autre. C’est ce que la force lui dit. Mais il résiste. Pourquoi devoir aller vers l’autre alors qu’on est si bien quand on est juste entre soi ? Mais la force est la plus forte. Elle le pousse, elle l’agite, elle le met en mouvements. Il finira par briser sa coquille. Il pointera un œil au dehors, en clignant pour échapper à la blessure de la lumière. Puis une tête, et un corps. Il se dépliera, frissonnera au contact de l’air, paniquera à l’idée de devoir désormais respirer… Mais il sera au monde.
L’imagerie pascale salue le poussin brisant sa coquille. Symbole de renouveau de la vie. De renaissance. De résurrection. Mais aussi symbole d’un hommage à l’homme, à tous les hommes, et pas seulement au petit d’homme. À tout moment de la vie, nous avons le choix de casser notre bulle ou de nous y réfugier. À tout moment de leur existence, les grandes institutions ont l’opportunité de décider de s’ouvrir, de naître au monde. Ou de préférer se recroqueviller sur elles-mêmes, dans le confort de leur cocon, sans se soucier de l’autre dont le cœur bat au dehors. L’Église n’échappe pas à ces choix. Et si l’institution hésite à sortir, les chrétiens, eux, n’ont pas ce droit. Poussés par la force irrépressible, ils doivent renaître. Briser leur coquille. S’ouvrir au monde qui les entoure. Car c’est ainsi qu’ils ne mourront pas étouffés dans leur œuf.
Bonne renaissance de Pâques !
Frédéric ANTOINE
FEU LA CHRÉTIENTÉ ? Mais où sont passés les catholiques ?
L’influence de l’Église dans la vie sociale ne cesse de se réduire. Le verrou catholique a sauté en politique. Pourtant, les chrétiens sont partout dans les organisations sociales, dans les partis, dans les associations… Mais de moins en moins dans les Églises...Pour obtenir le dossier, n’hésitez-pas à acquérir le numéro d’avril 2010 de L’appel qui peut vous être envoyé à votre adresse au prix de 2 euros
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